On retrouve les enfants du patrimoine

Pour la deuxième année consécutive, une classe de 3ème du collège a participé aux Enfants du patrimoine, cette journée dédiée aux jeunes qui précède les Journées du patrimoines.

Cette année-ci, les élèves de la 3ème C ont visité le musée du Barreau de Paris, dans le quartier des Halles, à deux pas de l’église St-Eustache. Le musée du Barreau se cache dans les caves voûtées de l’Hôtel de la Porte et rassemble des documents authentiques propre à faire revivre le Palais de Justice d’autrefois et l’histoire de l’Ordre des avocats parisiens. D’ailleurs, une bonne part de ces documents ont été offerts au musée par des avocats, et sont souvent liés à des affaires criminelles ou politiques célèbres.

Nous avons ainsi pu voir notamment des documents relatifs aux procès de Louis XVI puis de Marie-Antoinette ainsi que des éléments de l’affaire Dreyfus (dont ci-dessus le buste de l’avocat d’Alfred Dreyfus, Edgar Demange).

Notre guide, érudit et passionné par son sujet, a commencé par disséquer avec la classe un petit tableau remontant au XVIIe siècle : une allégorie de la justice. A gauche la justice a les yeux bandés, elle tient une balance et porte le costume pourpre du pouvoir : elle est l’instrument de l’État monarchique. A ses côtés, la religion porte une corne d’abondance : en somme, avec la justice et la religion, la France de Louis XIV devait bien se porter nous dit le tableau. De nos jours, et ce depuis 1789, c’est plutôt à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qu’on associe éventuellement la justice.

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img_1129Parmi les documents les plus marquants qui étaient exposés devant nous, plus que cette affiche annonçant la mort du roi Louis XVI ou que la gravure montrant son exécution (gravure qui fut diffusée dans toute l’Europe comme les photos de presse aujourd’hui), nous avons pu voir le brouillon de la plaidoirie prononcée par l’un des avocats du roi.

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img_1128De même, dans une vitrine, étaient exposés côte à côte la convocation de l’un des deux avocats commis d’office pour défendre Marie-Antoinette, la Une du journal révolutionnaire Le Père Duchesne qui traite l’accusée de « guenon », et les notes de l’un de ces avocats pour préparer la défense de l’ancienne reine.

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img_1135  img_1136Les élèves ont été impressionnés par divers documents liés à l’affaire Dreyfus comme cette lettre d’Émile Zola ou un exemplaire annoté de la Une de l’Aurore du « J’accuse ». Mais il y avait aussi sous une vitrine les notes de l’avocat de Zola, Fernand Labori, et un échange de lettres entre les deux hommes.

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